À la Recherche de la Sagesse Universelle et du Bon Sens

La compréhension humaine

Comprendre quelque chose, c’est prendre conscience que cette chose existe et éventuellement la manière dont elle fonctionne (la connaissance). Je n’ai pas ici la prétention de pouvoir expliquer quelque peu la conscience. Il ne s’agit ni d’un exposé psychologique, ni d’un énoncé philosophique qui va expliquer la conscience, mais je vais vous présenter une approche personnelle pour donner une explication au mot conscience.

C’est quoi la conscience ?

Essayons dans un premier temps d’aborder la question.

Lorsqu’on a conscience de quelque chose, cela revient à dire qu’on connaît cette chose et qu’on a pu la percevoir et éventuellement la comprendre en partie. On en a fait l’expérience, ou on l’a intégrée dans notre compréhension de manière à ce qu’il n’y ait plus aucun doute. Dès lors, nous pouvons dire que nous avons pris conscience de quelque chose. Mais cette conscience peut parfois dépasser notre propre entendement. Nous avons la conscience, mais pas encore la connaissance. Dans ce cas, il peut en découler un conflit, car nous avons conscience de quelque chose, mais certains phénomènes que nous observons ne confirment pas ce que nous pensons connaître. Notre mental est en «décalage» avec ce dont nous avons conscience.

Prenons l’exemple d’une communauté de poissons qui vit dans l’eau. Cette communauté est persuadée que le seul monde qui puisse exister est celui de l’eau, et qu’il est impossible de vivre en dehors de ce milieu. Lorsque des baleines ou dauphins viennent expliquer, par leur expérience et leur compréhension, qu’ils ont vu des « êtres » vivre en dehors de l’eau (puisque pour respirer ils doivent sortir un peu de l’eau), cela semblera que c’est impossible aux autres poissons, et de grands poissons érudits, qui ne sont ni des baleines, ni des dauphins, viendront prétendre que l’élément air que les baleines et les dauphins ont respiré sous la forme pure et non diluée dans l’eau perturbe le bon fonctionnement du cerveau, d’où les hallucinations de ces poissons, car un monde hors de l’eau ne peut pas exister. C’est physiologiquement impossible, et cela ne s’est jamais vu. En plus, ils vont donner l’explication suivante sur les dires des poissons qui auraient vu des plongeurs : ces poissons sont entrés en contact avec un courant d’oxygène concentré dans l’eau qui fait que les fonctionnements neurologiques et les processus biochimiques ont été perturbés de telle manière qu’ils croient avoir vu des être autres que des poissons, mais qu’en réalité ils n’existent pas, puisqu’il n’y a pas de vie hors de l’eau possible, donc, il n’y a pas d’autres êtres possibles que les poissons.

Et pour les poissons qui ont été pris par l’homme et qui ont pu s’échapper ? Là, de même, les grands poissons scientifiques diront qu’ils sont entrés en contact avec un concentré d’oxygène qui a perturbé le bon fonctionnement neurologique, d’où une « hallucination », car il est inconcevable qu’il y ait une vie en dehors de l’eau. C’est biologiquement impossible, d’après le monde des poissons.

Peut-on dire que les poissons ont raison de penser ainsi ? Nous sommes la preuve du contraire, non ?

Et pourtant, l’être humain continue à croire, malgré les différentes preuves qui existent et qui s’observent, qu’il est l’unique et seul être évolué, et qu’il n’y a rien d’autres après la vie. On peut donc dire qu’il n’a pas conscience des autres mondes, mis à part le sien !

Comment peut-on prendre conscience alors de ce que l’humain est réellement ?

Pour cela, il faut utiliser le bon outil. Tout d’abord, il faut comprendre que pour pouvoir prendre conscience, il faut avoir l’aptitude de percevoir (organes des sens, c’est l’élément d’entrée des informations, pour qu’elles puissent être perceptibles, pour qu’on puisse observer et concrétiser ce qui nous entoure) et comprendre (le cerveau, le mental; c’est l’élément qui permet l’analyse, de faire des associations, de mémoriser) à la fois. Donc, percevoir et comprendre à la fois.

Il est possible d’avoir des modifications de conscience. Dans ce cas, on a une compréhension plus claire de certaines choses, un peu comme une langue étrangère qu’on ne connaît pas au départ, alors on n’en a pas conscience, on ne la comprend pas, ce n’est que du bruit à nos oreilles au début, mais lorsqu’on l’apprend, puis lorsqu’on la connaît, on en a conscience et on la comprend. C’est la même chose avec la spiritualité. Dans un premier temps, on n’en a pas conscience, donc on ne la connaît pas, mais si on recherche en nous, si on écoute son intérieur, si on observe comment fonctionne le monde, ce qui nous entoure, si on fait de la méditation, alors on arrive à prendre conscience de ce côté intérieur et spirituel de nous, on comprend alors le « langage spirituel ».

On peut encore préciser que la conscience d’une bactérie n’est pas la même que celle d’une fourmi, et celle d’une fourmi n’est pas la même de celle d’un être humain, ni celle d’un être spirituel, ni celle d’un être spirituel supérieur, etc. C’est pour cela qu’il est parfois difficile de comprendre une autre conscience, car elle est différente de la nôtre, un peu comme une langue étrangère qui est aussi différente de notre langue maternelle.

Alors, les gens qui prétendent apporter une solution aux énigmes les plus ardues de la spiritualité, d’où tiennent-ils donc leur science ? C’est ce qu’on peut appeler l’occultisme qui leur fournit ces solutions. Eh oui, quiconque veut observer les phénomènes au-dessus de nous doit s’élever au niveau de la connaissance supra-sensible. Il doit parcourir le chemin de la connaissance du soi profond.

Il serait pourtant erroné de croire que les enseignements de l’occultisme sont sans valeur pour l’homme qui ne peut ou ne veut pas parcourir lui-même ce chemin du soi profond. Pour faire des investigations dans les mondes au-dessus de nous, il faut naturellement acquérir la faculté d’y pénétrer. Mais les résultats de ces investigations, lorsqu’ils sont communiqués, sont de telle nature que l’on peut, sans avoir rien perçu soi-même, se convaincre de la vérité de ces communications. Il suffit pour éprouver la plupart d’entre elles de les juger avec son simple bon sens et sans aucune opinion préconçue. Il faut pour cela chasser les préjugés qui sont si nombreux chez tout homme. Par exemple, il ne manquera pas de gens pour trouver que telle ou telle donnée occulte contredit les enseignements de la science actuelle. Mais en vérité, il n’est rien dans la science qui ne puisse s’accorder avec les recherches spirituelles. On peut d’ailleurs facilement se laisser aller à croire à cette contradiction si l’on ne sait pas examiner sous toutes leurs faces les données scientifiques. Mais l’on découvrira aussi au contraire que plus on confronte sans préjugés la science spirituelle et la science positive, plus leur accord apparaît évident et complet.

Il faut le bon outil pour mesurer correctement quelque chose, ou pour faire quelque chose convenablement, autrement cela ne marchera pas, ou que très difficilement. Ainsi, il est très malaisé de traverser un lac avec une voiture qui n'est pas amphibie, ou bien il est très difficile de traverser un désert avec un bateau, tout simplement parce qu’ils ne sont pas faits pour cela. C'est la même chose pour la spiritualité : pour y accéder, il faut aller chercher à l’intérieur de nous, faire fonctionner les autres sens que nos propres 5 sens, faire fonctionner notre sens de l’observation, notre logique, notre bon sens, ou alors se baser sur des récits ou des expériences d’autres personnes qui ont pu accéder aux connaissances au-dessus de nous.

Mais il faut bien sûr garder une certaine prudence envers ces personnes ou ces récits et ne pas tout croire aveuglement ! Comme disait Gautama Siddartha Buddha : « Il ne faut pas croire une chose simplement parce qu’on l’entend dire ; ni croire aux traditions car elles nous ont été transmises depuis l’Antiquité, ni croire aux rumeurs en tant que telles ; ni aux écrits des sages, parce que les sages les ont écrits ; ni aux imaginations inspirées, pensons-nous par un Déva … ; ni croire aux conclusions tirées de quelque supposition faite par nous au hasard ; ni croire une chose parce qu’elle semble devoir être vraie par analogie ; ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs et maîtres. Mais nous devons croire la chose écrite ou parlée, ou la doctrine, si elle est corroborée par notre propre raison et notre propre conscience. C’est pour cela que je vous ai appris à ne pas croire une chose simplement parce que vous l’avez entendu dire ; mais quand vous croyez avec votre conscience, alors agissez en conséquence et abondamment. »

Et comme disait aussi celui qu’on nomme le Tibétain : « vous avez le choix entre 3 attitudes :

1) vous pouvez soit accepter ma présentation comme une hypothèse intéressante et admissible en attendant d'être vérifiée,

2) soit l'admettre aveuglément parce que vous avez confiance dans mes connaissances, ou

3) la rejeter comme extravagante, invérifiable et totalement dépourvue d'importance. »

Je pense que la première attitude est la plus correcte, car elle permet de préserver l'intégrité mentale, parce qu’elle dénote un esprit ouvert, et en même temps elle protège contre la crédulité aveugle et le sectarisme.

C’est pour cela qu’il est important d’utiliser le bon sens, notre logique et notre intuition, d’apprendre à écouter avec notre coeur, pour faire la part des choses et pouvoir trier les informations convenablement pour accéder à la vraie réalité, pas celle qu’on croit, ni celle qui nous arrange ou qui arrange les autres, ni celle qui nous a été inculquée, mais la vraie réalité.

L’homme est toujours persuadé de connaître la vérité. Mais est-ce vraiment ainsi ? N’oublions pas que souvent la science ignore des faits qui se sont avérés parce qu’elle n’arrive pas à l’expliquer. Mais ce n’est pas en reniant l’évidence qui s’observe qu’on arrivera à accéder à la vraie réalité !

On remarquera promptement combien la vie s’enrichit, grâce à ces nouvelles connaissances, dans tous les domaines, et combien elle s’appauvrit pour celui qui les néglige. Les expériences des mondes supra-sensibles bien appliquées dans la vie revêtent un caractère d’utilité éminemment pratique.

En réalité, il en est de la science occulte comme de tout autre savoir ou pouvoir accessible à l’homme. Cette science n’est pas plus un mystère pour la moyenne des hommes qu’une langue n’en est un pour celui à qui on ne l’a pas enseignée. Et, de même que pour apprendre une langue il suffit d’employer les moyens appropriés, de même il suffit de choisir la route qui conduit à la connaissance intérieure pour devenir, non seulement un disciple, mais même un maître dans cette science quelque peu encore méconnue actuellement dans notre société. Beaucoup d’anciens sages ont réussi ce parcours et l’ont décrit.

Le chercheur, le scientifique, le curieux, ceux qui se posent des questions sur l’existence, qui sont à la recherche de la vraie réalité, de la vraie vérité, peuvent trouver des réponses s’ils suivent le chemin du bon sens, de la logique, de l’intuition et de l’observation. Observez avec l'œil de la vision intérieure ouvert et avec votre intuition en éveil. Ainsi, une compréhension de la vraie réalité pourra devenir possible.

Et je peux préciser ici : C’est réellement possible !

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